Randonnée vélo, à plusieurs escales, dans les vallées, de Lille à Budapest du 13 au 31 juillet 2019

FOLDER
Presentation of the raid
On the road again
Route along the Altmühl
The barge
Crossing of the Danube in Austria
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Budapest - Debrecen

Après un arrêt obligé de 3 jours pour profiter des plaisirs qu'offre Budapest, je pars tôt le matin en prenant la N31 et je traverse les faubourgs à l'est de la ville. Je roule jusqu'à Jasbereny et je m'arrête ensuite à un magasin pour trouver de quoi dîner. J'achète un peu après une pastèque en bord de route à un des nombreux petits comptoires de vente installés éphémèrement à cette endroit pendant la récolte de ce fruit abondamment cultivé dans cette région. Après un repas copieux, j'emprunte de plus petites routes de village mais cette fois un vent fort de plaine et une météo qui s'assombrit me font face dans cette région désertique où on peut y découvrir des fermes isolées exercant l'élevage de bétaille ou d'oies. Je traverse la région des lacs et à plus ou moins 30 km de Debrecen j'arrive dans le parc naturel de Hortobagyi. Je m'arrête pour me rafraichîr à des installations sanitaires à disposition des touristes qui viennent découvrir le parc naturel. C'est une région de steppe où on y trouve des animaux tels que des chevaux, des moutons, ... de race différente de nos contrées et qui se caractérisent par leur nomadisme. J'arrive en fin d'après-midi à Debrecen après +/- 250 km de route.

Debrecen - Baia Mare

Après une journée de repos à Debrecen, je reprends la route pour le dernier tronçon du voyage. J'ai quelques inquiétudes pour cette ultime étape car la veille, j'ai rencontré un hongrois aux bains thermaux qui m'a expliqué que si pour nous la Hongrie est à l'est, la Roumanie l'est encore plus et qu'il ne faut surtout pas s'arrêter en passant dans les villages. Un peu avant d'arriver à la frontière et pour suivre les conseils peu rassurants de ce Hongrois qui m'incitent à ne pas faire de halte sur les chemins de campagne de la Roumanie, je m'arrête pour manger un bout. A la petite frontière de Valea lui Mihai, je passe d'abord le poste de garde hongrois puis sur une étroite route bordée de sapin je parcours une centaine de mètres pour arriver au poste frontière Roumain. A ma grande surprise, un des douaniers parle assez bien le français. Je leur présente ma carte d'identité mais ils n'en ont sans doute jamais vu de pareil. Pour contrôler que cette carte est bien à moi, il me demande de leur communiquer de mémoire les prénoms qui figurent sur cette carte. Cet examen réussi je peux repartir et me voilà maintenant en Roumanie. Si depuis peu il ne faut plus de Visa pour aller dans ce pays, j'ai tout de même eu un peu de chance de pouvoir franchir la frontière sans passeport. Je roule jusqu'à Valea Lui Mihai puis j'arrive sur la nationale N19 empruntée par les véhicules motorisés mais aussi par les carrioles tractées par des chevaux. Il y a des gens dans les champs et en bord de route qui me regardent passer d'un air étonné. J'arrive à Satu Mare et je m'arrête pour acheter de l'eau à une grand place aménagée en parc et abondée de gens. Je repars vers Baia Mare. Au passage d'un bois, des enfants et des femmes ventent des champignons de forêt. Un peu avant d'arriver à Baia Mare et à l'approche de la montagne des Carpates, de gros nuages noires se présentent à l'horizon. Les véhicules que je croisent sont mouillés. Je n'échapperai pas à la douche. C'est un violent orage qui m'attend sur cette nationale située au pied de la montagne. La route est innondée d'eau salie qui descend de la montagne. Les voitures s'arrêtent au bord de la route tellement la pluie s'abat en cet endroit. Un éclair craque violement, peut être a-t-il été toucher une des nombreuses croix placées en contre haut de la route . Une fois passé cet orage, j'arrive à Baia Mare et je suis les quelques indications qui m'ont été données pour trouver la maison de la famille roumaine qui va m'accueillir pour les quelques jours que je vais passer là-bas. Mais ces indications sont insuffisantes. Je m'arrête à un restaurant pour demander mon chemin. Les gens de là me conseillent de m'adresser à la station de taxi de la ville qui pourra m'aider à trouver la rue Tudor Vladimirescu où habitent la famille d'accueil. L'utilisation du taxi est pratique courante là-bas et avec seulement quelques 10.000 Lei, un taxi que j'ai suivi avec mon vélo me mènera jusqu'à la rue demandée. Le numéro de la maison inscrit sur mon papier n'étant pas correct, je me suis adressé chez des personnes qui m'ont aidé à retrouver la bonne maison. Je resterais 7 jours dans cette famille d'accueil et avec mon hôte, Marius, le fils de cette famille nous ferons de nombreuses activités et il me fera découvrir ainsi les us et coutumes qui sont les leurs.