Randonnée vélo, à plusieurs escales, dans les vallées, de Lille à Budapest du 13 au 31 juillet 2019

FOLDER
Presentation of the raid
On the road again
Route along the Altmühl
The barge
Crossing of the Danube in Austria
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Liège - Etalle

Je quitte le travail une heure plutôt et démarre de Liège à 16h30 pour arriver à Etalle à 22h00 après 140 km de route. La partie la plus difficile était d'arriver à la Baraque Fraiture avec la N90. Par contre la N4 à partir de Bastogne est assez dangereuse car les voitures roulent vite. J'ai fait le trajet d'une seule traite. Je suis exténué en arrivant chez Cécile et Raymond. Je me sépare de quelques objets de mes sacs dont 1 T-shirt, 1 couteau suisse, un appareil photo pour m'alléger. Je garde quand même mon cadenna par sécurité. Le vélo et les portes-bagages me donnent pleine satisfaction. Raymond me fait visiter sa nouvelle et grande demeure et me prépare mon lit que je rejoins après un bon plat de pâtes et de tomates farcies pour la circonstance.

Etalle - Merzalben

Debout matinal vers 6h00. Au déjeuner un bon verre de jus d'orange pressée mais aussi de la confiture préparée par la maman de Cécile. Rien de tel que pour affronter la longue journée qui m'attend. Après avoir traversé le Luxembourg et passé la frontière à Remich, j'emprunte la route qui loge la Saar à partir de Mettlach. Cette route est très roulante et c'est avec facilité que j'arrive à Saarbrucke. Là-bas, une aimable personne se déplacant à vélo me guide au travers de la ville pour me mettre sur le bon chemin. Ensuite je passe par Zweibrucken où se trouve le fabricant de tracteurs John Deere et de grues Demag. J'arrive à Merzalben vers 19h30 après +/- 230 km. Tout au long de la journée il y avait beaucoup de vignes et les routes étaient agréables à parcourir, pratiquement pas de montées sauf un peu sur la fin. Je soupe tardivement à l' auberge Merzalben qui resort expressément les couverts pour moi. Comme boisson, toute une carafe de thé froid pour me rafraîchir.

Merzalben - Schwabisch Hall

Après avoir pris le déjeuner à 8h00 et oublié mon réveil radio à l'auberge, je démarre la journée sur des routes un peu dénivellées mais agréables à franchir et beaucoup de bois à traverser. Ensuite viennent de très beaux villages comme Albersweiler, Siebel, ... où les vignes sont très jolies. Ensuite, je remonte vers Speyer dans l'objectif de rouler sur une grand route nationale. A Speyer je tombe sur un cortège de carnaval où une serveuse me sert une bière que je déguste sur mon vélo accompagné d'un cycliste avec qui j'avais fait quelques kilomètres. Dommage que je n'ai pas pu regarder le cortège! Lorsque je repars, je m'égars et comme la nationale n'est pas accessible aux vélos, je perds beaucoup de temps et j'ai vraiment du mal à retrouver le bon chemin. Ensuite je suis un groupe de vélo qui me remet en bonne voie sur des pistes cyclabes bien aménagées pour les promenades en famille. Une fois écarté de la banlieue de Speyer, je repars sur un bon rythme mais le retard est là et la route est encore longue. Je suit la rivière Kraichbach puis je passe dans des villages comme Guglingen, Brackenheim, Lauffen, Talheim et j'arrive à Ilsfeld où la nuit commence à tomber. Le village de Illsfeld est en fête ce jour là. Le vin y coulait sans doute à flot vu les nombreuses vignes que j'ai pu voir. Là-bas une dame m'explique l'itinérairee à suivre pour aller jusqu'à Lowenstein où je prendrais la B39 qui loge la N39 pour arriver enfin à Schwabisch Hall vers 23h30. Je parviens finalement chez Dieter Albrecht membre de l'ADFC-Dachgeber, sorti hors du lit pour m'accueillir. Après m'être rafraichi, je m'endors paisiblement après plus de 250 km et une journée ben fatiguante, surtout sur la fin où il y avait de fortes côtes en arrivant à Lowenstein. Au cours de cette journée dominicale j'ai rencontré de nombreux baigneurs profitant d'une météo ensoleillée pour se baigner aux abords des lacs.

Schwabisch Hall - Gunzenhausen

Au matin je déjeune avec Dieter. Après avoir sympathisé, je quitte son domicile vers 8h00 car lui recommence la semaine de travail. Je suis étonné de voir qu'il utilise les mêmes affaires de toilettes que moi. Il me donne quelques explications sur la voie à suivre pour continuer la route. Je démarre donc en direction de Crailsheim et je roule face au vent sur une route empruntée par de nombreux automobilistes. Une fois passé Crailsheim, la route est plus agréable (Wieseth, ...) et je découvre la Bavière avec ses bois et son agriculture en pleine activité avec les récoltes de paille et c'est sans trop de difficultés que j'arrive à Gunzenhausen, au pied de la Altmühl. Je m'arrête vers 14h30 et je resterais là-bas jusqu'au lendemain matin. A l'info tourisme une jeune francaise me trouve un logis familial et après m'être installé, je profite de cette fin d'après-midi pour visiter cette jolie petite ville où il y a beaucoup de cyclistes et de nombreuses promenades à découvrir. J'en profite pour manger dans un snack une énorme salade comme entrée et ensuite un schnitzel-frites avec une pinte de 50 cl car ici on est en bavière. Ensuite je vais dans un cyber café ouvert à côté de la gare pour donner un peu de mes nouvelles.

Gunzenhausen - Landshut

Je démarre en suivant la Altmuhl jusqu'à Eichstatt. La route est agréable et je rencontre quelques canoës. Ensuite, je roule jusqu'à Ingolstadt. A l'entrée de la ville, je me sers d'une carte d'un abris de bus pour traverser la ville. Sur cette carte il y avait plusieurs arrêts rien que pour l'usine Audi. Je vois pour la première fois le Donau et après avoir traversé la ville, je m'arrête un instant dans un endroit un peu à l'écart de la route pour me reposer. Là se trouvait un lac ou un jeune cuistot profitait de son temps de midi pour se rafraichir étant donné la forte chaleur qui régnait ce jour là. Ensemble nous déterminons le chemin que je dois suivre et une fois repartit, je passe par Geisenfeld où se trouve un camps militaire puis Mainburg, Volkenschwand, Furth pour arriver à Landshut. Dans les derniers kilomètres, la route monte mais progressivement et avec le vent derrière, j'ai comme des ailes qui me pousse dans le dos. Le paysage est différent et les maisons ont des allures de chalets de montagne. J'arrive à 16h30 chez Claudia Berner, membre de l'ADFC-Dachgeber un peu à l'avance et j'en profite pour faire l'entretien et le nettoyage complet de mon vélo. Le soir, je visite Landshut et je découvre de très larges routes piétonnières dans le centre de la ville et de nombreuses terrasses garnies de monde. Je vais finalement souper dans un café que Claudia m'a recommandé. Elle viendra me retrouver là-bas plus tard et nous passerons la soirée à discuter et elle me racontera ses voyages en Ouganda.

Landshut - Passau

Ce matin, Claudia prend son temps de m'expliquer la route à suivre pour aller vers Passau et après avoir déjeuner, je me mets en route vers 11h. Je roule en direction de Frontenhausen. Sur le chemin, une biche sort soudainement du talus en bord de route, me frôle et s'enfuit ensuite dans le champs de l'autre côté de la route. Je n'ai pas eu le réflexe d'utiliser mon appareil photo. Ensuite, je roule à mon aise et à part une petite difficulté à 8%, tout paraît vraiment facile. Après avoir suivi la rivière Vils, je fais une pause dans un petit village aux environs de 14h pour me ravitailler. A l'arrêt et au soleil, il faisait très chaud! Je passe ensuite par Vilshofen où je vois à nouveau le Donau pour arriver plus tard sur une grand route qui loge ce fleuve et qui mène directement à Passau. Malheureusement cette route est assez dangereuse et je décide alors d'emprunter un petit chemin pour les vélos. Je rebrousserais vite chemin après avoir parcourus quelques centaines de mètres sur une voie empièrrée et mieux adaptée pour les vélos tout terrain. J'arrive à Passau à 18h et je m'apprête à réserver une nuit dans l'hotel "RO INN" lorsque la réceptionniste me dit que pour un vélo seul çà coute 25 euros sans le petit déjeuner. Avec mon vélo, je m'écarte de la ville et je trouve finalement une pension très jolie et très confortable à Rittsteig avec de nombreux touristes anglais et pour seulement 3 euros de plus. Le soir je me promène dans Passau. C'est très joli, il y a des bateaux croisières et de très jolies ballades romantiques à faire en soirée le long du Donau. La ville est située à l'affluent de 2 fleuves et forme comme une petite île. Je soupe dans un restaurant pas trop cher (+/- 12 euros) avec un genre de saucisson plat prenant toute la largeur de l'assiette et recouvert d'oeuf.

Passau - Vienne

Je déjeune à 7h car la journée sera longue. J'explique à la propriétaire de la pension mes ambitions pour cette journée. Elle s'étonne de l'étape que j'envisage de faire car les randonneurs qui viennent loger chez elle prennent au moins 4 jours pour relier Passau à Vienne. Ceci dit, je démarre et traverse la ville de Passau puis je roule sur la N130 le long du Donau et je rencontre de nombreux "Zimmer frei". J'arrive ensuite à Hartkirchen où je m'arrête pour me ravitailler avant de prendre la nationale N131. Au moment où je m'apprête à repartir, un groupe de cycliste passe sous mes yeux mais je ne parviendrai pas à les rattraper. Je roule jusque Ottensheim et à partir de là j'emprunte le chemin logant le Donau et spécialement prévu pour les randonneurs. Arrivé à Linz, je décide de traverser la ville par son centre mais après m'être fort éloigné je fais demi-tour pour reprendre la voie qui loge le Donau. Au passage je découvre d'importantes usines de fabrication d'acier (Linz Stahl). Sur ce chemin non accessible aux automobilistes je parviens dans un premier temps à rattraper une partie de mon retard car ce sont de longues lignes droites et c'est toujours tout plat. Mais après le chemin est plus sinueux et plutôt bucolique pour finalement arriver face au Donau sans autre possibilité que de traverser le fleuve avec un petit bateau spécialement prévu pour faire la navette d'une rive à l'autre. J'arrive à Mauthausen un peu perdu mais heureusement pour moi je retrouve le goupe de vélo du matin qui s'était arrêté sur le temps de midi pour manger. A peine je les vois qu'ils redémarrent. Cette fois ci il ne faut plus qu'ils m'échappent surtout que l'un deux me dit qu'ils roulent en direction de la Hongrie. Je ferais avec eux près de 80 km à une moyenne proche de 40 km/h sur une voie rapide normalement interdite au vélo mais avec la camionnette d'assistance à l'arrière du groupe les mesures de sécurité sont prises. La dame au volant de la camionnette s'arrêtera même pour me donner à boire car je n'ai pas encore eu l'occasion de me ravitailler. A Ybbs, tout le groupe s'arrête pour casser la croûte (banane, gateau, ...) et ici nos routes se séparent car eux descendent vers le lac Balaton. Me voilà maintenant rassuré car il me reste une centaine de kilomètres à faire. Je roule le long de l'autoroute jusqu'à Melk où se trouve une grande Abbaye qui surplombe la ville. A partir de Melk, je roule encore une dixaine de kilomètres le long du Donau avant de tourner à droite pour prendre une route de montagne qui grimpe pendant plus de 6 km. Je suis contraint d'utiliser à certains passages la plus petite vitesse de mon triple plateau. Le sommet de cette côte est situé à 585 m d'altitude. Je passe ensuite au travers d'endroits reculés de l'Autriche avec ses bois, ses routes en réparation, ... et j'arrive à Karlstetten où je m'arrête pour me ravitailler. Après avoir traversé Sankt Polten, je m'arrête à nouveau près d'un champ de maïs pour un besoin urgent. Je roule ensuite le long d'une ligne de chemin de fer empruntée par des trains chargé de camions roumains (sans vignettes). Je poursuis ma route aidé en cela par un vent violent qui me pousse dans le dos. Arrivé à Vienne, le temps se gâte et un orage de montagne s'abat sur la ville. Il fait maintenant noir et je dois trouver la pension Krainer. Après m'être arrêté à une station de métro, je fais demi-tour en pensant être trop loin. Mais la pluie se met à tomber à seau. Je m'arrête à une cabine téléphonique pour sonner à la pension et demander mon chemin mais c'est vraiment dificile de comprendre l'autrichien surtout dans une cabine en plein orage. Après avoir reçu des explications, je retourne jusqu'à la station métro et une fois là-bas je monte avec mon vélo dans le bus n°151 qui mène à la pension. Je demande à une autrichienne qui s'apprête à descendre du bus si je suis au bon arrêt et une fois descendu ont s'aperçoit que la pension Krainer se trouve juste en face de l'arrêt.Je suis vraiment content d'arriver après plus ou moins 300 km de route et en plus l'hôtel est très beau.

Vienne - Mosonmagyarovar

Je déjeûne dans la salle à manger de l'hôtel où se trouve une famille italienne et un couple autrichien d'une soixantaine d'années . Je m'arrange ensuite avec la propriétaire de la pension pour laisser mon vélo et mes bagages à l'hôtel jusqu'à 14h le temps de visiter un peu la ville. Avec le métro je me rends au centre de la ville où se trouvent des édifices que l'on m'a conseillé de visiter. A pied et l'appareil photo sous la main, je photographie de nombreux beaux bâtiments et jolis monuments. J'en userais tout un film photo! Il y a beaucoup de touristes venant d'un peu partout et notamment de france. Je retourne ensuite à l'hôtel pour récupérer mes bagages. Je repars avec le métro jusqu'à la station la plus à l'est de la ville pour remonter sur la selle de mon vélo mais déjà le paysage n'est plus aussi joli. Je m'arrête à une station un peu avant Parndorf pour demander mon chemin et j'arrive ensuite à Gattendorf d'abord le vent de côté puis dans le dos qui me poussera jusqu'à Mosonmagyarovar. En passant la frontière, je me fais contrôler par des soldats armés tandis que d'autres surveillent de leur "mirador" une éventuelle tentative "d'invasion". Un peu après être entré en Hongrie l'éclatement d'un pneu de voiture me fait sursauter. Les routes assez dégradées sont empruntées par des voitures souvent veilles, petites et provenant de "plus à" l'est. Je traverse des petits villages assez pauvres où les habitants se promènent à vélo tandis que d'autres sont devant le parvis de leur maison à discuter ou même à changer les couches de leur bébé. J'arrive finalement à l'hôtel grâce aux explications qu'un hongrois me donne volontier.

Mosonmagyarovar - Komárom

Après avoir logé dans un camping-hôtel (kis duna), réservé essentiellement par des automobilistes français, hollandais ou belges qui y font une halte avant de continuer plus à l'est, je repars avec mon vélo en empruntant des routes secondaires qui traversent des petits patelins qui me mènent à Györ. Je mets pied à terre pour traverser un marché et je continue ensuite à marcher dans les rues piétonnières de cette ville. Je remonte sur mon vélo une fois de l'autre côté de la ville et je prends une piste cyclable pas trop abîmée qui loge une route nationale. J'arrive à Komarom vers 13h et je m'arrête à un motel camping où se trouvent beaucoup de hollandais, allemands et même des belges. Au moment où je veux réserver une chambre du motel, je m'apercois que j'ai oublié ma carte d'identité au camping ce matin. Heureusement je ne dois pas faire demi-tour car le mini-bus de Charneux, qui est parti de Belgique une semaine après moi, passe par ce camping et pourra donc récupérer ma carte d'identité. Je profite des installations extérieures du motel pour aller me baigner dans la piscine puis me reposer dans le bain thermal. C'est très agréable et très reposant par ces fortes chaleurs. Beaucoup de hongrois un peu plus âgés viennent s'y retrouver pour discuter et se détendre. Je me mets assez tôt au lit et de ma chambre j'entends les morceaux de music hollandais et allemand qui viennent du chapiteau du motel.

Komárom - Budapest

Il est 7h30 du matin, je suis sur la route principale de Komarom et voilà qu'arrive le mini-bus de Charneux. Je récupère ma carte d'identité, un nouveau pneu et quelques vêtements de rechange. Ensuite je décide d'emprunter le pont de Komarom qui surplombe le Duna et ainsi continuer mon chemin sur la rive gauche du fleuve. Je n'irais même pas jusqu'à Komarno (Komarom en Slovaque) car des soldats-douaniers me refuseront le passage, ma carte d'identité de citoyen belge n'étant pas reconnue par leur pays. Je repars dès lors sur la rive droite du fleuve-frontière et une fois arrivé à Esztergom, je fais une halte pour visiter sa cathédrale. Je reprends la route après dissipation des fortes chaleurs de midi et jusqu'à Visegrad ce seront de belles montagnes boisées et des camping qui constitueront le décor de cet après-midi. Je croise beaucoup de voitures neerlandaises, allemandes et belges et je découvre que les sociétés Holcim et Lafarge ont des installations là-bas. Dans la seconde partie de l'après-midi, le trafic est plus dense car beaucoup de hongrois retournent à Budapest après avoir été se baigner dans le Duna. Arrivé à la périphérie de Budapest, je ferais encore une quinzaine de kilomètres sur une route dégradée avant d'arriver au centre de la ville. Sur une voie rapide et dangereuse je roule assez vite pour quitter au plus vite ce traffic mais la chaussée est vraiment mauvaise et une de mes sacoches fini par se décrocher de mon porte bagages. Je circule ensuite sur une piste cyclabe bien aménagée et je suis l'itinéraire fleché pour se rendre au pont de Lanchid. De loin je vois l'imposant bâtiment du Parlement, orangé par le soleil qui commence doucement à se coucher. Je traverse ensuite le pont Lanchid accessible ce jour là uniquement aux piétonniers et aux cyclistes. J'arrive enfin à un internat d'une école de musique transformé pendant les congés d'été en dortoirs pour jeunes voyageurs. Dans la chambre se trouve 2 x 2 lits superposés. Je sympathise d'abord avec un francais de Paris puis je ferais la connaissance d'un coréen du Nord, d'un américain de Pennsylvanie, d'un suédois et d'un mexicain.